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Eglise Protestante Unie de France

Communion luthérienne et réformée

Eglises de Bourdeaux – de Dieulefit – de la Valdaine
erf.dieulefit@wanadoo.fr

MP900177808[1]



           Pasteurs Sonia et Alain Arnoux                        Presbytère, 14 Montée des HLM, 26220 Dieulefit

                       
Sonia Arnoux, tél. : 04 75 90 88 34,  courriel  sarnoux@wanadoo.fr
                        Alain  Arnoux, tél. : 09 75 28 35 71,   courriel arnouxalain@orange.fr

EPUF ? présentation et culte !

La bonne gouvernance / Ensemble Témoignons N 34

Le mois de janvier !

Les religions, facteurs de division et/ou de fraternité ?

Comme je devais intervenir sur ce thème avec Anne-Noëlle Clément, la responsabledes relation œcuméniques pour le diocèse de Valence ce vendredi à Nyons et ce dimanche à La Motte-Chalancon, je vous livre ici quelques réflexions que j'avais préparées pour cela.

        C'est un slogan à la mode que de dire que les religions sont facteurs de division, et l'actualité en donne les raisons. Parmi les humains, qu'est-ce qui n'est pas facteur de division et en même temps d'union ? Qu'est-ce qui ne rassemble pas des gens face à d'autres, à l'écart d'autres, voire contre d'autres ? Les opinions politiques, les clivages sociaux, les intérêts matériels et financiers, les courants philosophiques, les ambitions, les peurs, la recherche d'un espace vital... Tout contribue à diviser les humains et à les rassembler contre d'autres humains. Les non croyants, qui pensent que les religions sont des produits des intérêts, des frustrations, des ambitions des humains, ne devraient pas trouver étrange et scandaleux que les religions soient aussi facteurs de division, comme le reste, puisqu'elles ne sont qu'humaines. Mais ils devraient englober tout le reste dans leur réprobation, puisqu'elles en sont le produit. D'un autre côté, les croyants devraient avoir la lucidité de reconnaître les racines humaines de leur religion : elle est aussi le produit de tout cela, pas seulement d'une révélation.

        Le rassemblement, l'unanimité, l'uniformité, l'union elle-même sont ils toujours bons ? N'est-ce pas ce que recherchent tous les totalitarismes (politiques, spirituels, économiques, y compris celui de notre économie de marché) ? La dissidence, la séparation, le non-conformisme, sont-ils toujours mauvais ? D'où, de quelles peurs vient, chez les humains, même ceux qui se veulent les plus démocrates et les plus libres d'esprit, cette crainte des différences, des séparations, des particularités, et cette idéalisation de l'unité ?

        La liberté intérieure et civile contient la possibilité de se distinguer des autres, de se séparer, de ne pas être d'accord. Sans cette possibilité, il n'y a pas de liberté. Et refuser cette possibilité et cette liberté à certains, n'est-ce pas en fait déjà reconnaître et faire une séparation, une division entre eux et nous-mêmes ?

        La religion, au sens strict, a plutôt l'ambition de rassembler, d'unir, d'uniformiser même, les humains, les sociétés, les cultures, dans le respect des mêmes croyances, des mêmes manières de prier et de célébrer, de la même morale, et donc tendance à ne pas reconnaître la liberté personnelle (dans un même peuple, sur un même espace). L'histoire et l'actualité de toutes les religions le montrent bien. Le prophète, le spirituel, est en porte à faux avec la religion. Il en voit la perversion, il en dénonce le totalitarisme, il appelle à l'éveil, à la prise de position personnelle. Jésus de Nazareth est un contestataire et une victime de la religion organisée. Il est moins que certain qu'il ait voulu en organiser une autre, et la première trahison de l’Évangile par les chrétiens est peut-être d'être devenus une religion organisée. Il faut sans cesse évangéliser le christianisme, d'abord.

        Jésus a prononcé une parole scandaleuse : "Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre. Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée. Je suis venu apporter la division entre le père et son fils, la mère et sa fille..." (Matthieu 10 / 34-36) Ce n'est pas un appel à la guerre sainte. C'est d'abord un constat : son message divise. Parce qu'il est venu affirmer la liberté de chaque être humain (homme et femme) de se libérer des conditionnements, de l'emprise et des solidarités obligatoires de son clan, de sa famille, de sa religion, de sa nation (rancunes ethniques et religieuses, haines, préjugés, intérêts...). Des appartenances. Pour entrer dans une nouvelle dimension : le règne de Dieu. Toute liberté prise sépare, divise... Le problème est de savoir dans quel esprit. Est-ce pour aboutir à une nouvelle soumission ? Les trois monothéismes se réclament d'Abraham, un homme qui est devenu leur "père" en se séparant lui-même de son père, en prenant des distances avec son clan, sa patrie, ses dieux, ainsi que le rappelle le Rabbin Delphine Horvilleur. Nous sommes les descendants spirituels de quelqu'un qui a pris des distances. Mais il l'a fait, selon la promesse et l'ordre de marche du Dieu inconnu de lui, pour devenir bénédiction pour tous les hommes.

        L'appel de Jésus-Christ à aimer l'autre, le différent, le prochain, les frères et les soeurs que Dieu me donne et que je ne peux pas choisir, est lui-même facteur de division. Aimer ainsi, c'est un choix de vie, une décision, en rupture avec notre nature profonde et nos instincts, avec les solidarités exigées par la politique en fonction de l'histoire et des intérêts nationaux, avec même les préjugés religieux ou philosophiques.

        Absolutiser sa manière de penser, de croire, de prier, de célébrer, de vivre, et vouloir les imposer aux autres à la fois pour leur salut et pour unir l'humanité (comme si c'étaient les seules justes) est un aveuglement spirituel, et c'est le contraire de l’Évangile, même quand cela vient de chrétiens. Ce n'est pas Dieu qui a besoin de doctrines, de rites, de traditions, de dévotions, d'observances... c'est l'homme. Dieu n'a pas besoin de cela pour nous accepter. Il nous accepte avant toute démarche de foi, de croyance, d'action, de piété. Cela, c'est l’Évangile. La "croisade", outre que cela revient à oublier qu'on n'obtient jamais une vraie adhésion d'une conscience brutalisée, c'est la négation de l’Évangile au nom de la croix.

        Le vrai spirituel, de quelque religion ou de quelque courant de pensée qu'il soit, sait cela et reconnaît donc le droit à la différence : est-il en cela facteur de division ou facteur de paix et d'unité ?

 

NOUVELLES et INFOS :

Soucis, joies et peines :

Le service funèbre de M. Paul Duclaut (93 ans) a eu lieu au temple de Bourdeaux le 17 janvier.

 

Merci de me transmettre les nouvelles personnelles que vous souhaitez partager !

 

Vie de l’Église : On embauche ! (suite)

MERCI aux personnes qui ont déjà répondu à l'appel lancé la semaine dernière, pour s'offrir à faire des visites à l'hôpital, participer à la fabrication et à la distribution du journal "Ensemble Témoignons", pour celles qui se lancent à faire des cultes, présider des obsèques... C'est très encourageant. Il y a encore de la place ! (voir plus bas)

 

CULTES ET CELEBRATIONS

Dimanche 21 janvier, 10 h 30 : culte pour La Valdaine et Dieulefit à La-Bégude-de-Mazenc ; célébration commune à l'occasion de la Semaine de l'Unité au temple de Bourdeaux (salle Muston).

 

Dimanche 28 janvier, 10 h 30 : culte à Dieulefit (salle sous la Halle) et à Bourdeaux.

 

LES RENCONTRES :

 

Soirées "Trois en un" à Dieulefit: mardi 16 janvier, chez Sonia et Alain Arnoux, 14 Montée des HLM des Reymonds, tél. : 04.75.90.88.34

Le troisième temps de la soirée sera biblique, en deux ateliers. Un atelier "Initiation aux lectures psycho-affectives de la Bible et à d'autres manières de lire la Bible" . Dans l'autre atelier ("La Bible dans son monde") nous essayons, cette année, de mieux connaître le cadre politique, social, économique, religieux... dans lequel le christianisme est né et s'est développé : l'Empire romain. Et sans doute parlerons-nous souvent des héritages, des ressemblances et des dissemblances entre ce monde-là et le nôtre. Ce soir : Les juifs dans l'Empire romain et leurs rapports avec les chrétiens.

Temps de prière à 18 h 30, repas partagé à 19 h 30, temps de partage de 20 h 15 à 21 h 30 (heures méridionales)

Chacun vient à son rythme, quand il veut, quand il peut, pour ce qui lui convient, pour toute la soirée ou seulement au moment qui l'intéresse.

 

Les soirées "3 en 1" à Dieulefit ne sont pas réservées aux Dieulefitois ! Tout le monde y est bienvenu ! De même, les "ateliers bibliques" à Bourdeaux et à Puy-St-Martin sont ouverts à tous !

Et on peut y inviter des amis !

 

Même si vous ne participez pas habituellement aux soirées "3 en 1", vous pouvez en accueillir une chez vous ! La soupe et les autres éléments du repas sont apportés par les participants.

 

La Semaine de Prière pour l'Unité des Chrétiens a lieu traditionnellement du 18 au 25 janvier. Après une célébration lundi 22 (15 h) à l'hôpital de Dieulefit, et des rencontres dans les maisons, nous la conclurons par une célébration au monastère Ste-Anne de Bonlieu le jeudi 25 à 18 h 30, suivie d'un pique-nique partagé.

 

Aumônerie hospitalière (visiteuses et visiteurs) : Si vous êtes intéressé-e par ce service et que vous ne l'ayez pas encore fait savoir, une équipe est en cours de constitution. Il est possible de s'en entretenir avec Sonia Arnoux le vendredi 26, de 15 à 17 h. Merci de prendre contact avec elle : 04.75.90.88.34 et sarnoux@wanadoo.fr

 

Rencontre "Forces nouvelles" pour la paroisse, sans attendre l'absence de pasteur : samedi 27 janvier, de 15 à 18 h, à la salle paroissiale de Puy-St-Martin. Une première rencontre a eu lieu le 6 janvier chez Florence Buis-Pagès.

 

Très fraternellement à toutes et à tous,

Alain ARNOUX, pasteur

 

Un au revoir à qui ?

Samedi 16 septembre 2017 Lyss Aarberg Sur les pas  des Huguenots et des Vaudois du Piémont  .

Inauguration du tronçon  d’Aarberg à Lyss.

Dévoilement de la pierre commémorative du naufrage De Aarberg à Lyss

Pour en savoir plus, cliquer ici

Prédication du 23 juillet au Temple de Dieulefit

 

Un pays a-t-il une âme ?

Un pays – le Pays de Dieulefit, le Pays de Bourdeaux, la Valdaine, le Plateau de la Haute-Loire ou la Vallée de Munster ou un autre – c'est beaucoup de choses. Ce sont des reliefs, des sols, des cours d'eau, des vents, une végétation... Ce sont les êtres humains qui habitent là, et qui du travail de leur intelligence et de leurs mains, siècle après siècle, depuis qu'ils sont là, utilisent les ressources du sol, de l'eau, du soleil, façonnent et transforment les paysages, et sont façonnés par eux. Un pays, c'est une géographie, c'est une histoire, c'est une économie... Un pays, avec ou sans hommes, c'est vivant, c'est en évolution constante.

Un pays a-t-il une âme ? Y a-t-il quelque chose dans un pays, une vertu particulière, une nature prédestinée, une âme en quelque sorte, qui en rende les habitants plus pieux ou plus indifférents, plus honnêtes ou plus brigands, plus accueillants ou plus renfermés, plus ouverts ou plus méfiants face aux nouveautés, plus entreprenants ou plus apathiques... ? Est-ce le pays qui donne une âme aux hommes ? Ou bien sont-ce les hommes qui donnent une âme au pays, et qui font de lui un lieu où la vie est légère ou pesante, un lieu de refuge ou un lieu de refus, un lieu d'entente ou un lieu de brouilles, un lieu de générosité ou un lieu d'avarice et de cupidité, un lieu de l'Esprit ou un lieu de la chair ? Un pays béni ou un pays maudit ?

Ou bien, l'âme d'un pays, ce qui fait qu'on l'aime, ce qui fait qu'on a envie de le découvrir si on ne le connaît pas, de s'y installer si on n'y est pas né, d'y revenir si on en est parti, n'est-ce pas une apparence, une réputation déjà dépassée, quelque chose qui déjà est en train de mourir, un fantôme, un fantasme ? Est-ce que cela meurt, l'âme d'un pays ? Ou bien, est-ce que cela se vend, l'âme d'un pays, comme un produit pittoresque pour touristes ? Ou bien, est-ce que cela évolue, l'âme d'un pays, comme tout ce qui est vivant en somme, au fur et à mesure que les hommes changent, et leur travail, et leurs relations avec le vaste monde ?

Les hommes passent. Sous les châtaigniers du Bouschet-de-Pranles, en Ardèche, sous les rochers de Saou, du côté de Beauvallon à Dieulefit ou près de l'église de Comps, dans les grands espaces vides et silencieux du Plateau du Chambon, à Gunsbach dans la Vallée de Munster, j'entends bruisser, dans le vent, des âmes disparues : Pierre et Marie Durand, Isabeau Vincent, Alexis Muston, Marguerite Soubeyran, le prédicant Bastianou, Albert Schweitzer, et tant d'autres, tant d'autres... Sans doute le pays, avec son ciel, ses vents, ses bruits, ses espaces et ses hommes, a-t-il contribué à façonner leur âme. Mais très certainement, ils ont donné, un temps, un temps seulement, leur temps, une âme au pays. Et même, ils en ont été l'âme. Pour les entendre encore, et entendre ce qui les a animés, il faut faire silence en soi et tendre l'oreille. Car ils ne sont plus. L'âme du pays change avec les hommes qui y vivent et qui la lui donnent. Le pays reste, presque identique, et il sera encore là, presque identique, quand nous ne serons plus. Qui lui donne une âme en ce moment ? Et quelle âme ?

Je pense à Celui qui a visité notre terre, à Celui qui n'avait même pas une pierre où reposer sa tête, à Celui qui nous dit : "Je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et m'ouvre sa porte, j'entrerai chez lui, je prendrai mon repas avec lui et lui avec moi." (Apocalypse 3 / 20). Et si c'était lui, l'Âme sans laquelle tout n'est que vide et agitation, et tohu-bohu ?

 

Alain ARNOUX, pasteur

 

Vous y étiez ! Les photos de l’AG du mois de mars 2017 !

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Au revoir à Raymonde et Jean-Pierre

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Des photos de la journée du 20 novembre à la Bégude

 

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Quelques photos du 25 septembre à la Maison Fraternelle

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Quelques prédication à écouter

 

Pour accéder directement aux  portraits d’Ensemble – Témoignons, Cliquez-ici

 

 

Dernière mise à jour : 20/01/2018-4:06  JL